Du renouveau? Besoin de changement? Non. Juste un nouveau monde avec le même auteur...

Du renouveau? Besoin de changement? Non. Juste un nouveau monde avec le même auteur...

Que cela plaise ou non, je décide de changer l'adresse de ce blog, car je pense qu'il est temps de franchir une nouvelle barrière, regarder encore plus loin et, je le sentais comme ça.
Je commence donc, avec une nouvelle fiction terminée. Je mettrais la suite petit à petit au fur et à mesure des lectures.


Résumé :

Bill est Tom sont deux jumeaux à l'amour fusionnel. Ils vivent d'amour et d'eau fraîche, la tête pleine de rêves et d'ambitions. Mais, quelque chose cloche. Bill commence a avoir un comportement bizarre.

<< Je plaque mes mains contre ma bouche pour retenir les bruits de douleurs qui veulent s'évader de ma gorge, j'ai du mal à respirer, mes doigts tremblent, pourquoi, pourquoi à moi? Pourquoi maintenant? ...
C'est injuste. Je sais que quelque chose ne va pas. J'ai peur de savoir. J'ai peur du futur. Putain tout allait bien! Pourquoi il faut toujours que ça vienne dans les moments où l'on s'y attend le moins? >>


SUITE ET FIN POSTEE. !

# Posté le mardi 23 décembre 2008 10:08

Modifié le vendredi 26 décembre 2008 06:33

Soyez certain que vos mensonges passeront la ligne d'arrivée avant vous.

Soyez certain que vos mensonges passeront la ligne d'arrivée avant vous.
Une histoire qui ne devait pas se dérouler comme ça.



:>Music ¤<

** Je suis assis sur le canapé. La guitare placée sur mes cuisses, les doigts glissant sur les fines cordes tendues laissant résonner de douces notes de musique. Le salon est calme. La télé en face est éteinte. La baie vitrée du salon est fermée. Les rideaux aussi, d'ailleurs. La pièce est sombre. On ne voit plus que les légères ombres grâce à la lumière diffusée sur le lecteur DVD indiquant l'heure. 02H31.
Je n'arrive pas à dormir.
Il est dans la chambre, à l'étage. Il dort comme un enfant. Sans faire de bruit, je l'ai embrassé sur le front avant de descendre dans la cuisine me faire une tisane.
L'eau chauffe doucement et le doux bruit du feu sous la casserole me fait frissonner. L'atmosphère est calme, douce. J'aime ces petits moments de solitude. J'ai chaud au c½ur. La couleur dominante de la pièce calme mes yeux, le doux bleu de la nuit s'étant accaparé comme la lune du soleil.

Je ferme les yeux, et me laisse emporter par les douces notes qui prennent une mélodie de plus en plus riche. J'en ai même des frissons. Mes doigts dansent sur les cordes, mon ouïe est concentrée et repère les moindres notes plus ou moins bien choisie. L'effet de la musique reflète mon état d'esprit présent. Apaisant...anesthésiant...berçant.... calmant...décontractant...pacifiant...
Mes lèvres esquissent un doux sourire sous la sérénité. Il n'y a rien de plus, que moi et ma guitare. Moi et la mélodie. Les notes de musique dansant dans ma douce ambiance. Le genre de moment ou vous sentez la chaleur que vous procure la musique résonnant dans le silence éteint de la ville en pleine nuit. Un bien énorme dont chaque humain à besoin. Mes membres sont totalement détendues. Mon poids est entièrement reposé sur le canapé, enfoncé et superposé par la guitare reposant sur mes jambes. Je laisse ma tête partir en arrière contre le canapé doux et agréable.



Soudain j'entends un chant doux murmurer à quelques pas de moi comme pour accompagner ma mélodie. J'ouvre soudain les yeux, et le vois, assit dans les escaliers, assit sur une des dernières marches, me regardant de ses yeux de chat attendrie par la scène. Il n'avait fait aucun bruit.
Il met un doigt sur sa bouche pour me dire silencieusement de ne pas parler. Je continue de jouer. Son murmure accompagne parfaitement mes notes de musiques. Sa voix me donne encore plus de créativité et attise les battements de mon c½ur, augmente l'énergie positive dans ma musique. Je referme les yeux doucement. J'imagine son visage et chacun de ses traits. Son grand front dégagé par ses cheveux ébènes, dispersés par quelques mèches blondes.
Ses sourcils épais et soigneusement dessinés, mettent en valeur ses yeux chocolatés, dans lequel n'importe quels regards s'y perdraient. Des yeux profonds, miroitant votre reflet. Une couleur brune qui vous enferme dans un voyage dont vous vous souviendrez toujours. Son long nez fin, un peu retroussé qui accentue son visage félin. Un air un peu Elfique. Sa lèvre supérieur fine, au dessus de sa lèvre inférieur plus prononcée, plus pulpeuse et qui regorge de tentation. Elle vous tente. Elle vous appelle, et vous ne pouvez répondre qu'une seule chose. Oui.
Son long corps fin et frêle, plus grand que le mien, à défaut d'être plus petit que moi niveau d'âge. Il a le rôle du petit frère, comme parfois il pourrait être ma mère. Il s'occupe de moi comme un enfant, pour toute chose matérielle. Quant à moi, je le protège. Il est mon tout, ma princesse, ce personnage qui fait partie de moi, qui garde en lui mon deuxième poumon. Il connaît mes faits et gestes par c½ur, sait combien de sucre je prends dans mon café le matin, reconnaît chaque mimiques de mon visage, chaque regards, et leur significations...
Il est celui que j'aime.
Il est Bill.



:. Pink Butterflies. .:



:>Music¤<


Ses doigts se cramponnent à mes hanches, continuant les coups de bassins de plus en plus fort. Nos peaux ruissèlent de désir et la chaleur qui émane de nous exprime l'amour et l'attirance. Oui, c'est ça, nous sommes attirés. Comme deux aimants. Il est l'objet de ma convoitise. Sa soif est la mienne et ma soif est la sienne.
Ma main caresse doucement son ventre pendant que je continue le déhanché en lui.


<Han Tom...>

Il presse de plus en plus pour m'inciter accélérer encore plus le mouvement. J'active le déhanchement, mes reins claquant de plus en plus vite contre lui. Bill balance sa tête en arrière sur mon épaule. Je le regarde, il a les yeux fermés et la bouche entrouverte. Il est magnifique, son visage transpirant et les perles de sueur éparpillées sur ses tempes. Ses mèches de cheveux, plus courtes, collent à son front et ses joues. Il fronce ses sourcils et vient attraper sa lèvre inférieur avec ses dents, vient mordiller tellement le plaisir est bon. Pour ma part, mes membres se contractent chaque instant, intensifiant le plaisir inimaginable possible, une sorte d'électrochoc dans le bas du ventre, un feu d'artifice impossible à gérer.

<Mmmh Bill...>


Soudain, je le sens se contracter en moi. Dans un gémissement félin, je sens un liquide chaud couler entre mes doigts. La seconde qui suit, me laisse me libérer à mon tour dans un cris plus rauque. C'est dans des souffles saccadés que je reste encore en lui, mon torse contre son dos trempé par la chaleur que nous diffusons.
Je lui caresse doucement les reins, sentant son ventre gonfler et dégonfler due à sa respiration.
Bill, ne bouge pas, restant tout contre moi, les yeux encore vacillant de l'orgasme produit.
Je me retire doucement en lui, dans un doux gémissement. Mon dos est contre le canapé, encerclant le petit corps chaud et essoufflé de Bill entre mes bras. Je regarde d'un air attendrissant les cheveux de Bill luisant, humide à cause de la sueur que nous avons dégager durant nos ébats.


Bill : Tom...
Tom : Oui ?
Bill : C'est... quoi ce bruit...?
Tom : Oh, merde !!

Un souffle aiguë se diffuse depuis la cuisine.
Je remonte illico mon boxer tout en me levant précipitamment, faisant attention à ne pas faire mal à Bill en me levant, et cours jusqu'à la cuisine. L'eau déborde de la casserole et coule jusqu'au carrelage blanc et tiède de la cuisine.

Tom: Oh merde merde...!

J'éteins directement, et met la casserole dans l'évier. Il ne reste pas assez d'eau pour me faire une tisane... Tant pis. Je me dirige vers le frigo et en sort une bouteille de lait. La lumière du frigo m'aveugle le regard, je cherche en plissant les yeux la bouteille, l'attrape, puis referme le frigo. La bouteille est froide et humide, ce qui me donne la chair de poule. Je me dirige vers le salon, en direction du canapé, Bill est maintenant assit et passe ses cheveux en arrière, ses mèches mouillées le gênant. Il a remit son immense pantalon de pyjama noir, trainant par terre.

Tom : Tu as soif ?
Bill : 'Tit peu...

Il me sourit et prends la bouteille que je lui tend, le bouchon dans ma main, lève la bouteille, laisse tremper ses lèvres dans le goulot de la bouteille blanche et lève doucement. Sa gorge grossit au fur et à mesure qu'il boit, et fait un bruit de façon à montrer qu'il boit goulument le lait. Mon regard s'adoucit.

Bill : Aaaaaaah... Ça fait du bien!

Il me retend la bouteille, je regarde son visage et j'éclate de rire.

Bill : Qu'est-ce qu'il y a?

Bill avait une moustache de lait sur sa lèvre supérieur. C'est vraiment trop craquant. Je fond à la vue de ses lèvres.

Tom : Bouge pas.

Je prends la bouteille et la pose par terre, m'agenouille en face de Bill. Ses deux perles brunes me fixe, il ne sait pas quel ½il regarder sur mon visage. Ses yeux regarde une fois à droite, une fois à gauche. On dirait qu'il louche. J'avance silencieusement ma langue vers sa lèvre supérieur.

Tom, murmurant : Laisse-toi faire...

Ma langue vient laper le lait sur la peau fine de mon ange. Ma main gauche vient caresser doucement sa joue, pendant que ma bouche aspire doucement sa lèvre au goût de lait. Bill ferme les yeux et je le sens sourire.

Je relève la tête et me détache de son visage. Il me regarde, l'air joueur.
Je prends la bouteille à côté de moi à pleine main, et effectue ce que Bill avait fait quelques minutes auparavant. Je le vois sourire derrière la bouteille de lait soulevée devant mon visage, pour mieux faire couler le liquide.
Je repose la bouteille, Bill m'envoie un sourire coquin.

Il approche son visage doucement, et cette fois, ne vient pas laper le lait se trouvant sur ma lèvre supérieur, que j'ai intentionnellement fait déborder de ma bouche. Je fronce les sourcils.

Bill : Laisse-toi faire à ton tour...


Il vient appuyer sa bouche contre la mienne, décalquant ainsi le lait de ma bouche sur la sienne. Il recule. Nos nez se frôlent, on se regarde. Bill avance et se met à prendre ma bouche entre ses lèvres, puis les relâches pour revenir les goûter une nouvelle fois. Je sors ma langue qu'il vient encercler avec sa bouche, puis relâche encore une fois. Il tourne doucement la tête pour faire déborder le baiser, permettant d'humidifier le contour des lèvres et aussi lécher le fameux lait entourant notre bouche. Le goût doux et lactée se mélange avec sa salive. C'est doux, affectueux. Je l'entends ronronner dans ma gorge. Une fois le lait complètement repeint par l'humidité de nos langues, Bill recule doucement et rouvre les yeux.

Bill : J'ai un peu sommeil Tom...

Je me retourne sur la petite lumière verte du DVD.

04h12.

Je me lève et lui tend la main.

Tom : Viens, on va allé se recoucher.

Il me prend la main, sans oublier de reprendre son tee-shirt de pyjamas, laissé sur le canapé. Je l'attrape derrière les genoux et le soulève. Il s'accroche à mon cou pour le pas tomber. Je remonte les escaliers, pour se retrouver dans le lit froid, qui nous attendait pour une nuit de sommeil... Pas aussi mouvementée. Je remonte les draps sur le petit corps long et fin de Bill, qui grelotte déjà.

# Posté le mardi 23 décembre 2008 10:58

Remerciements : Fur-die-unendlichkeit

Remerciements : Fur-die-unendlichkeit


10:30.


>Music< - 1ère.



La lumière du réveil commence à transpercer mes paupières. Je sens mes membres reprendre vie dans mon corps, et ouvre calmement les yeux. Les stores sont fermés à moitié, ce qui permet à la lumière de pénétrer en forme de lignes. Je sens un léger poids derrière mon dos. Ma tête repose sur un bras, l'autre étant posé sur ma taille. Je sens un souffle chaud dans le bas de mon cou, doux et au même rythme que le précédent. Je sens son ventre gonfler doucement grâce à sa respiration. Mes yeux sont à demis-clos. Je me sens bien. Son odeur m'entoure. La chaleur qui émane de son corps me fait une deuxième couverture, une couverture d'amour, dans laquelle j'aimerai toujours être encerclé. Mes cheveux me chatouille dans la nuque. Je sens Tom respirer plus fort d'un coup. Je sourit. Je suis si bien dans ses bras. Mon corps a si chaud quand il est prêt de moi. J'ai presque l'impression d'entendre le c½ur de Tom battre dans mon dos.
Je l'aime tellement...
Il m'offre tellement de choses, tellement d'émotions, de sentiments. Il s'est toujours occupé de moi. Il a toujours été présent. Même dans les pires situations.

– Bill...

J'ouvre complètement les yeux, pour me retourner. Je roule sur le côté, et me retrouve face à face avec Tom. Il a des petits yeux, encore voilés par la phase du début de son réveil. Il étire un doux sourire, en faisant replier ses bras sur mon étreinte, m'obligeant à me coller contre son torse chaud. Sans rien dire je me laisse faire avec plaisir, collant mes mains contre son c½ur. Il dépose un doux baiser sur le front, puis de son coude légèrement relevé, vient caresser quelques mèches de cheveux, massant mon crâne.

– Bien dormi Billy?
– Plus que bien, en compagnie d'une agréable personne.

Tom soulève son coude qui s'enfonce dans l'oreiller, pour tirer le réveil vers lui. Il lance le regard dessus, et relâche son bras pour venir le reposer autour de moi.


– Il me semble que cette personne vous a fait dormir un peu plus tard que d'habitude? Je me demande bien ce que vous avez bricolé...
- Beaucoup de folies avec l'homme que j'aime.
– Vous m'en voyez ravi...


Il s'approche de moi et dépose un doux baiser sur le coin des lèvres.
Voilà le genre de réveille qui vous envoie l'électricité qui fait marcher votre corps. Ce genre de réveille qui vous suit toute votre vie et qui l'embellit, non, mieux même, qui la fait battre.


21h00.

La journée s'est déroulée au centre commercial. Bon, disons que oui, c'était mon tour de choisir... Il fallait bien trouver quelque chose, alors, vraiment par pure hasard... Shopping! Et puis...

Tom, complètement essoufflé : Bon, où est-ce que je balance tout ça, et vite?

Tom tiens absolument tous mes sacs. Il en a au moins quatre accrochés à chaque poignets, deux dans une main. Je sais qu'il a horreur de faire ce genre de journée, mais il sait tant me faire plaisir. Ça m'amuse, et en même temps le taquine.

Bill : Sur le lit!

Tom se dirige vers la chambre.

Bill : Tetetetete hep attends!! En faite, dans la salle de bain, je vais les réessayer tous ce soir!

Tom ne bronche pas, et refais les pas en arrière.

Bill : Oh puis non! Remets les dans la chambre je le ferai demain matin!
Tom : Bill !!
Bill : Oui esclave?

Tom me regarde d'un air ahuri. J'en hurle de rire intérieurement. C'est trop bon.

Tom : Encore une remarque de ce genre et je vous puni à ma façon.

Bill, une lueur dans les yeux : Esclave.

Tom lâche les sacs à terre, et se rue sur moi. Je me mets à hurler et tourne autour de la table, Tom me suit avec un air de pervers.

Bill : Arrêtes tu me fais peur quand tu fais çaaa!!

Tom reprend la course et monte sur la table, je suis cerné contre la baie vitrée du salon.

Tom : Je t'avais prévenu de ne pas me chercher!!

Tom m'attrape par les hanches et m'envoie valser contre le canapé. Je couine comme je peux, mais il revient et me prend les bras pour les mettre au dessus de ma tête, nos visage l'un en face de l'autre. Nos rires entre nos bouches se mélangent. Le regard énergique s'adoucit... Et petit à petit, il vient déposer un doux baiser sur mes lèvres, puis deux... Puis trois...
C'est doux, sensuel, agréable... Une douce chaleur commence à émaner de nos corps, et nos sens se décuplent... Je sens une pression au niveau de mes tempes. Je n'en fais pas attention, et continue le baiser. Tom mordille sensuellement mes lèvres, retraçant le contour... Aw... Je fronce les sourcils.
Tom se rend compte que je ne renvoie plus le baiser, et lève la tête.

Tom : Ca va pas?
Bill, grimaçant : Si, si ça va.

Je replonge mes lèvres dans les siennes, tentant de regagner le jeu du baiser, qui commençait a faire monter la fièvre.
Jusqu'à ce qu'un incroyable mal de tête m'envahisse le crâne.

Bill, gêné : Tom, je...
Tom, entre deux baisers : Mh... Quoi...
Bill : J'ai mal... Très...

Il recule le visage et se soulève sur les coudes.

Tom : Quoi ? Tu as mal où ?
Bill : Attends, c'est rien, j'ai un peu mal à la tête. Je vais chercher un cachet. Reste là j'arrive.



* Tom *


Je ne sais même pas si on a des cachets pour le mal de crâne... Ça nous arrive si peut...
Je le laisse aller dans la cuisine, pendant que je reste sur le canapé, attrape la guitare sur le coin de la vitre et dépose quelques notes du bout du doigt. Une note puis deux, puis trois... Je retrouve petit à petit la même qu'hier soir. J'essaie de retrouver le même rythme. J'entends Bill qui fait couler l'eau du robinet pour son cachet tout en chantonnant comme la dernière fois pour m'aider à retrouver la mélodie. Il s'en souvient. Il s'en souvient encore.
Je continue doucement, laissant un nouvel air se superposer, entendant moins le chantonnement de Bill.
Une note, et encore une, et encore une... Et l'eau coule encore.
L'eau coule encore?
Je relève les yeux vers la cuisine. Je n'aperçois pas l'ombre de Bill.

Tom : Bill ?

(...)

J'avance d'un pas ferme vers la pièce quand je vois une ombre allongée sur le sol glacé, me mets à courir jusqu'au bout de la cuisine et découvre Bill allongé sur le carrelage. Mon coeur bat la chamade, mon esprit ne calcule plus rien et l'instinct humain reprend le dessus, totalement prit de panique.

– Oh putain Bill ! Bill !!

Je m'agenouille en face du corps inerte de mon frère, totalement stressé.
Je tapote son visage avec vivacité – Bill! . Il a les yeux à demis-clos, et bouge ses lèvres. J'entends un doux son de sa voix, je le prends directement dans mes bras tout en me relevant, l'attrape dessous les genoux, l'autre main lui retiens le dos et mon épaule, son cou. Il reprend ses esprits, puisque je le sens qui m'accroche le cou pour ne pas tomber. Je prends le verre d'eau de l'autre main et l'emmène jusqu'au lit ou je le dépose délicatement. Il est à présent allongé sur le lit. Avec la plus infime tendresse, je viens m'accroupir à la hauteur de son visage pâle. Mon c½ur bat la chamade, je ne comprends pas du tout ce qu'il se passe, Bill n'a jamais eu de problème d'évanouissements.
Je pose ma main sur son front, et relève ses mèches foncées. Pas de fièvre.

Bill : Ça, ça va aller Tom...
Tom : Mais qu'est-ce que tu as...?


Il cligne plusieurs fois des yeux, et les rouvres avec énergie.

Bill : C'est passé...
Tom : Bill, tu as mal quelque part? Tu m'as tellement fait peur.
Bill, d'une voix faible : Je suis fatigué...C'est tout.

Mon c½ur prend un rythme plus normal. La pression retombe. Mon Dieu je sentais le stress venir ronger mon corps.


Tom : Allé dors un peu, si tu as besoin de quoique ce soit je vais m'assoir à côté du lit, et lire un peu.
Bill : Je n'ai besoin que de toi.


La soirée se termine – quasi – normalement, sans nouvel évènement. Pour mon plus grand bonheur car, c'est dans les moments comme ceux là qu'on imagine les pires choses possibles. Ce moment est passé extrêmement vite, à une allure dont je n'arriverai même pas à me souvenir de chaque secondes tellement elles sont passées rapidement. Comme si le temps s'était arrêté. Dans ces moments aussi où l'on réagi face à l'amour qui nous unit, nous laissant mourir à petit feu si l'un de nous deux tombent... L'autre l'entraîne dans sa chute.







----

Lendemain Matin, 09:00.

>Music< -1ere.

*Bill*

Quelques notes. Quelques douces notes de musique... Celles du soir où je suis descendu dans les escaliers sans faire de bruit. Je regardais Tom. Je le regardais avec amour et tendresse. Et je l'écoutais. Je l'admirais. Cette musique qui m'avait réveillé comme un doux chant d'oiseau un matin d'été. C'en est presque un réveil naturel et paisible. Celui qui vous donne le sourire à n'importe quelle heure, qui vous fait littéralement oublier que vous étiez entrain de faire un beau rêve, parce que ces notes de musique, cette mélodie, ce rythme, est celui qui vous tiens chaud. Il est celui qui vous rappelle que l'homme, le frère, l'amour que vous aimez est dans la même maison que vous. Il est avec vous, à côté, en bas, un endroit où l'on vous compte parmi lui.
Ces notes raisonnent encore... J 'aimerai que ça ne se finisse jamais... Oh non, au grand Jamais.
Tom est derrière moi. Plutôt je le devine. Avec sa guitare couchée sur ses jambes, laissant guider ses doigts experts sur les cordes maigres et gracieuses.
Soudain, les notes ralentissent, puis un bruit grave vient soudainement arrêter la chanson. Il s'arrête. Puis un soupire.

Bill : Ne t'arrêtes pas.

Les notes reprennent. Comme si mon c½ur se remettait à battre.

Tom, doucement : Déjà réveillé?

Je roule de son côté. Il me regarde et imite ma tête, en faisant des petits yeux.

Bill : Comme tu le vois je dors encore.
Tom : Roh, ça va.


Mes mains sous mon visage, le drap passe au dessus de mon épaule chaude. Tom est déjà habillé, il attendait mon réveil. Je baisse doucement les yeux... Et repense à la soirée que nous avions passée.

Bill : Tom...

Il tourne la tête vers moi.

Bill : Tu... Je t'ai vraiment fait peur hier?

Il se stoppe un peu, puis reprend sa musique.

Tom : Oui. Bien sûre que oui, tu m'as fait peur.
Bill : Moi aussi j'ai eu peur quand j'ai vu ton visage effrayé. J'ai eu peur de...
Tom : Arrête.

Il venait de me couper la parole d'un ton sec. Pourquoi n'a-t-on jamais le droit de parler honnêtement des choses? Je trouve ça vraisemblablement inhumain.
La mort. C'est une chose dont pas beaucoup de monde ose parler.

Bill : Pourquoi ? Pourquoi, on en a jamais vraiment parler de tout ça. Imagine...
Tom : Pourquoi tu veux imaginer des conneries pareilles?
Bill : Pourquoi je ne pourrais pas?

Tom fait une fausse note.

Tom : Parce que t'es en vie, point. Quand tu vis c'est pas pour parler de la mort. Ça n'a pas de sens. On t'offre une chance de vivre, c'est pas pour regarder le côté obscure des choses. Tu veux vivre, oui ou non?
Bill : B... Bien sûre que oui Tom je veux vivre...
Tom : Alors la discution est close.


Je m'enfonce dans les drap ne sachant quoi répondre. Il fallait l'avouer, Tom venait de marquer un point.







Soir même 22 h 34.
>Music<



*Tom*


J'envoie valser les clefs sur le bureau qui claque contre la petite boîte en porcelaine, dans laquelle nous rangeons toujours les clefs. Je claque la porte d'entrée, dans nos rires étouffés et complètement ahuris. Bill hurle encore de rire derrière moi, il s'appuie contre le mur, ses jambes s'emmêlent et d'un mouvement maladroit, vient s'accrocher à mon bras.

Tom, éclatant de rire : T'es bourrééé Bill !

Il se remet à rire et pique les clefs que je viens de poser.

Tom : Ah non pas mes clefs de voiture !! Hep !!

Il rit et recule, rentrant petit à petit dans la maison, en cachant les clefs derrière son dos. Le petit bruit précieux claquant contre les clefs et les portes-clefs résonne, ce qui fait encore plus rire Bill. Il recule à chaque pas en avant que je fais. Je le laisse prendre un peu d'avance parce que, dans cet état, il n'ira pas bien loin. Il a les yeux embués à cause de l'alcool, un sourire d'abruti mais tellement mignon. Il vacille ici et là, se prenant les coins de table, éclatant de rire. Ah, sérieusement, c'est à voir. Je dis pas, Bill ivre, c'est un sketch à lui tout seul.

Je tourne en même temps que lui, doucement, autour de la table, entendant chaque recoins qu'il se prend.

Bill : Tu es vraiment... Oui tu es vraiment... Nul...

Et il éclate de rire.
Et Bill bourré.
Et Bill qui... Bill qui se courbe, et Bill qui...
Vomit.

Merde. Eeehh merde. Qui se coltine le vomi à Bibi ? C'est Tomi...

Bill : Ooohh mon... Mon petit chou... Je... J'ai mangé autant de... De pâtes que ça??



Je prends Bill dans mes bras et l'emmène aux toilettes, et l'aide à vomir tout le liquide le rendant totalement HS. Je prends soin de relever ses cheveux humides, il a vraiment trop chaud. L'alcool le rend vraiment dans un état terrible. Au bout de 5 minutes, à quatre pattes dans les toilettes, toujours entrain de rire comme un enfant, je décide de l'emmener dormir. Une bonne nuit de sommeil et sa cuite sera passée.

Tom : Bon, viens, file faire un gros dodo, démon.

Je l'attrape, tire la chasse d'eau et le fais valser dans mes bras, il enroule ses jambes autour de ma taille, et l'emmène dans la chambre d'à côté.

Bill : Dodo... Dodo ? Je veux pas, oh non pas dodo Tom, je veux... Je veux, non je, oui, je désire...
Tom : Pas de!
Bill : Faaaaaaaire l'amouuuuuur !!!
Tom : Bill !!! Dans l'état où tu es ça sera pas l'amour, ça sera...

Je le laisse s'étaler sur le lit, où il vient rebondir grossièrement sur le matelas, les yeux à demi clos et le sourire toujours accroché aux lèvres.

Bill : Baaaaaaiser...
Tom : Je te baiserai pas. Je suis bien trop conscient pour ce genre de connerie.

Il est relevé sur ses coudes, je ne sais pas comment il fait, d'ailleurs. Ses jambes sont entremêlées et me laisse étirer un immense sourire d'attendrissement. Il me fixe, les yeux étoilés.

Bill : Tu m'aimes?
Tom : Dors.
Bill : Tu m'aimes?
Tom : Bill, dors.
Bill : Moi je t'aime. Tu m'aimes?
Tom : Billy !
Bill : Moi je t'aime !!

Il éclate de rire.

Tom : Oui, moi aussi je t'aime.
Bill : Fais-moi l'amour.

Il me regarde avec un immense sourire et écarte les jambes.
J'éclate de rire.

Tom : Après que tu ai dormi, on fera l'amour.
Bill : Alors ça !! Oh... Oh oui alors ça... C'est... ouais... super... sup...*hoquet* er...

Je ris, éteint la lumière et ferme la porte.
Voilà, la jeunesse de nos jours!





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21h, le lendemain.

>Music< (yes, encore!)


La journée s'est démarré... Tranquillement. Oui, très tranquillement. Ou n'a pas démarré en fait. Puisque Bill n'a toujours pas montré signe de vie. Je vais le surveiller, de temps à autre, il dort comme un bébé. Il récupère, et laisse évaporer tout l'alcool engloutit la nuit dernière. Il était K.O. Je m'étais dit qu'une sortie allé lui faire plaisir, après la peur bleue qu'il m'a donné l'autre soir. Mon Dieu, j'ai vu ma vie défiler.
Je suis assit en tailleur, au balcon. L'écharpe autour du cou, un long tee-shirt blanc, laissant l'air glacé me faire frissonner, l'air chaud du salon provient jusqu'à moi et empêche l'air totalement froid de me frôler. Ma guitare repose sur mes cuisses, allongée de façon à jouer agréablement. Oui, c'est ça, c'est agréable. Totalement agréable.
J'ai mi un bonnet, qui garde mes locks intactes, sans les faire soulever au vent.
Devinez ce que je joue?
Oui.
Trouvé.
Je fredonne des petits murmures pour accompagner la mélodie. Cette mélodie.
J'ai envie de l'appeler...
Pink Butterflies.
Ça me rappelle l'enfance de moi et Bill. Notre petit symbole à nous, rien qu'à nous. D'ailleurs, Bill s'est fait tatouer un papillon sur son poignet. La signification n'a jamais été dévoilée. C'est entre nous, et juste entre nous.
Soudain, j'entends un petit bruit derrière moi.
Je tourne la tête, et découvre Bill, se tenant la tête, un sourire accroché aux lèvres en me regardant depuis le salon.

Bill : Tomi ?
Tom : Attends, j'arrive. Prends pas froid ici. T'es pas couvert.

Je me relève, pose la guitare derrière le canapé, comme d'habitude, et glisse la baie vitrée qui claque enfermant l'air chaud du radiateur dans la pièce. Les bruits et l'odeur de la ville se stoppent en un claquement.

Tom : Alors... Tu as récupéré?
Bill : Ça va, super. J'ai pas... Presque pas la gueule de bois.
Tom, ricanant : Tu étais dans un état...
Bill : Pitié ne m'en reparle pas !
Tom, comptant sur ses doigts : Tu as commencé à monter sur le bar, je t'ai rattrapé, tu as mi la musique à fond dans la voiture, et je peux te dire, que sur ce coup là, tu chantais... Mais... Très... Très....

Bill grimace à l'attente du mot.

Tom : Faux.

Il plaque ses mains contre son visage et grogne.

Bill : Oh mon Dieu, l'horreur.

J'attrape un coussin sur le canapé et l'envoie sur lui.
Bill s'abaisse et le renvoie sur moi, qui passe à quelque millimètre de mon visage. Bill éclate de rire, et arrive en courant sur moi.
Je lui attrape les poignets et le retourne, dos à moi, collé contre mon corps.

Tom : Bill, ahh... Tes cheveux pue l'alcool !

Il baisse les yeux, ses joues et sont nez se mettent à rougir. C'est trop mignon.

Bill : Mff... Si c'est comme ça... Je vais prendre une douche...

Il se détache de moi en faisant la moue, et part vers la salle de bain avant que je ne renvoie un coussin vers lui, qui vient s'étouffer contre un mur opposé. Pas assez rapide, Bill ricane.





* Bill *


>Music<


Je me déshabille dans la pièce chauffée par le radiateur. L'air chaud qu'il diffuse m'envoie des frissons de bien être.
Je passe un pied dans la douche, l'autre et allume l'eau. Je ferme doucement les yeux, laissant l'eau couler. Les paupières totalement closent, je viens frotter sur mes cils pour estomper le mascara. Je devine mes joues noires charbon. J'en souris.
Je me retourne, attrape le gel douche, en passe doucem...
Quelque chose ne va pas. Le savon me glisse des mains, le bruit contre le carrelage de la douche raisonne vivement dans ma tête. En échos.
J'ai une drôle de sensation sur les épaules... Un coup vif et aiguë m'attaque de pleins fouet. Comme un énorme éclair qui me voile les yeux, et me fait totalement perdre l'équilibre. Une brûlure me saisit aux épaules, je plonge mon regard sur celles-ci, Mon Dieu!
Elles sont rouges sang. Je ressens une vive brûlure, laisse échapper un hurlement et recule de l'eau qui coule. Je regarde la température. 50.
50?!!!

J'écarquille les yeux.
Comment je ne m'en suis pas aperçu plus tôt? La vapeur danse autour de mon corps totalement nu. J'étais entrain de baigner dans de l'eau bouillante. Ma peau réagi en plaques rouges, je plaque ma main sur la paroi de douche, pour ne pas tomber et me remettre de ... De ce truc bizarre. C'est rien, c'est la soirée d'hier. Oui, c'est la soirée d'hier. Je ne suis pas assez réveillé. Je retourne vers la douche et change la température, encore hésitant, attends quelque secondes avant que l'eau refroidisse. Je m'abaisse, je m'aperçois que mes jambes tremblent, prends le savon, me relève, glisse le gel dans la main, mes membres encore pétrifiés de la frayeur qui a transpercer mon corps au moment où j'ai aperçu mes épaules. Je laisse glisser le liquide, mais...
Ma vue se trouble. J'ai pourtant mi le savon sur le côté gauche de mon torse.
C'est la partie droite qui est mousseuse.
Qu'est-ce qui m'arrive...
Encore ces vertiges.
J'ai envie de pleurer. Je suis déséquilibré, je perds l'équilibre et tombe sur le carrelage froid et mouillé. Je me mets en position f½tus, et resserre fort les genoux contre moi. Une larme vient rouler doucement sur ma joue, se mêlant ainsi aux perles d'eau qui ruisselle sur moi, entraînant le maquillage dans mes yeux une fois de plus. Mes yeux réagissent de couleurs rougeâtre. Je tremble malgré la chaleur. Qu'est-ce que j'ai? Qu'est-ce qu'il se passe dans mon corps? Je n'arrive plus à savoir, je suis ...


-BILL?!!

# Posté le mercredi 24 décembre 2008 08:08

Modifié le jeudi 25 décembre 2008 12:51

Remerciements : xStraange-x

Remerciements : xStraange-x
23:30.

>Music<



Je suis allongé dans le lit, la petite lumière de chevet allumée à l'intensité minimale. Une douce lueur apparaît sur mon visage. Tom à laissé un bol de chocolat chaud à côté du lit, la vapeur danse au dessus du bol. Je la regarde. Mes yeux absorbent chaque mouvements qu'elle émet. C'est si beau, cette douce vapeur grisâtre qui s'échappe...
Je m'enfouis dans la couverture, ne laissant que déborder mes yeux et ma chevelure de la couette. La porte grince doucement. Je sens Tom venir se glisser sous les draps, se soulevant d'un coude pour se mettre à ma hauteur et me regarder. Il pose son visage dans sa main, là ou son bras repose, enfouie dans l'oreiller.

– Une chose que je ne comprends pas.


Je tourne la tête vers lui, mes yeux rempli d'énergie. Je n'ai pas sommeil.

– Comment tu n'as pas pu sentir l'eau à 50?

Je baisse les yeux comme pour me reprocher quelque chose. Pourtant ce n'est pas de ma faute. Mais je ne devrais pas inquiéter Tom.

– J'avais... Froid...

Tom rit ironiquement.

– Je pense que tu es surtout fatigué. Reposes-toi... Si... Si des moments de chagrin comme ça te reprennent, tu sais que je suis là, bon sang...!
– Oui je sais Tomi... Merci.
– Tu m'as fais peur.
– Pardon.
– Ne me le refais plus jamais.
– Oui.
– C'est clair?
– Oui...
– Jure le.
– Je te le jure...

Tom glisse son bras au dessus de la bordure de lit et ferme la lumière.

– Bonne nuit mon petit ange...
– Bonne nuit Tomi...


Mon c½ur bat à 100 à l'heure. Devrais-je le dire? Non. Non, non et non. Arrêtes Bill putain... Il y a un truc dans ce corps. Un truc bizarre et ça depuis mon mal de tête. Ça va passer, ça va passer...
Je roule contre le torse de Tom qui attrape mon corps frêle, et souffle doucement sur l'épaule qui est du côté de son visage.
J'étire un sourire qu'il remarque dans l'obscurité, et me sourit en retour. Ses yeux me font littéralement fondre. Les lumières des cafés se reflètent dans ses yeux noisettes. J'y vois même la petite lumière bleue du café d'en face. Un café où nous allons souvent. Sur le toit de ce café, règne une lumière bleue clignotante. Étant au 2ème étage qui est un étage d'une forte hauteur... Les lumières des toits s'y trouvent.

– Tu sais ce que je vois là...
– A mon avis tu vois un bel Appolon...
Je retiens un rire.
– Mieux que ça. Je vois la petite lumière bleue clignoter dans ton ½il gauche. Tes yeux c'est comme des miroirs...
– - Il doivent être magnifique en ce moment alors.

J'esquisse un sourire, et me faufile dans les draps, enlaçant mes jambes dans celles de Tom. J'enfouis ma tête dans le creux de son corse, et lui vient caresser doucement mes cheveux. Je respire son odeur à pleins poumons.

Tom : Je t'aime.
Bill, dans un souffle : Moi aussi, je t'aime.




Lendemain 16h00.


*Tom*

Des hurlements dans toutes la maison. Des éclats de rire, des musique de jeux qui résonnent, des blagues espiègles à balancer au perdant, quant au mauvais joueur, il fait drôlement la moue.


Tom, levant les bras : Encore gagné !!
Bill : Pff... Tu as vu comment tu joues? C'est de la triche! Tu prends toujours la meilleure voiture pour les courses!
Tom : Tetete, tu as bien vu qu'en prenant la rouge, j'y suis arrivé aussi.
Bill : En mettant Play alors que j'avais fait pause pour boire mon Coca ?
Tom : Tu siroté ton Coca! C'est pas pareil, c'est pas pour les minettes ces jeux-là. Je t'avais prévenu.
Bill : Tu me gaves....

Il repose son coca sur le sol et donne un coup de pied dans la manette.

Tom : Eh oh. Du calme, mauvais perdant.

Bill grogne, mordillant la paille flottant dans son verre.

Tom : Bon allé, c'est la dernière. Si tu gagnes celle-là, c'est comme si tu avais gagné toutes les courses, d'accord?

Il expire un soupire de satisfaction et attrape la manette, posant délicatement son verre près du pied du fauteuil.

3,2,1... Go.

Je démarre en trombe, Bill est déjà derrière moi et je le sens se crisper. J'étire un radieux sourire, c'est si bon de l'embêter, si vous saviez!
Arrivée à la dernière ligne droite, Bill se trouve juste derrière moi. Je dérape sur le côté, - Juste, un peu fait exprès. - Et laisse Bill gagner, dans un hurlement complètement euphorique.


Bill : J'aaaaaai gagnééééé !!!
Tom : PUTAIN J AI PERDU !

Il se lève et se déhanche, en répétant, chantonnant, taquinant combien il avait « si bien joué »... Ce qui me laisse sourire intérieurement, mais c'est tellement bon de le voir heureux, si vous saviez, c'est comme un orgasme, mais en 10 fois mieux. Ouais, vraiment mieux que ça. Mieux que le sexe, mieux que n'importe quel drogue.
L'amour.
Pendant qu'il s'arrête de chantonner, je tourne le regard vers l'écran et quitte le jeu.



>Music<





Bill : Tom...

Je sauvegarde notre partie, enlève le Cd, puis commence à enrouler les commandes dans leur fils.

Bill : Tom...

J'enroule la deuxième, et les places une à côté de l'autre, sous la petite armoire.

Bill : Tom...

Je me retourne.

Tom : Mais qu'est-ce qu'...


-Bill !!!!


Il est debout. Son corps maigre. Courbé.
Il se tient le nez, des fleuves de sang roulent sur sa main et qui continue sa route sur ses bras. Putain, il perd beaucoup de sang!
J'accours vers lui, prends sa tête entre mes mains et lève doucement son menton vers le plafond.


Tom : Panique pas mon ange, panique pas
Bill : Putain, ça a un goût dégueulasse Tomi !
Tom : Je sais, mais il faut le faire

Je le prends par la hanche pour l'amener jusqu'à la salle de bain, montent tout doucement les marches, je ne peux pas risquer de le prendre dans mes bras, je fais attention à sa tête, le sang coule partout, j'en ai pleins les mains, le tee-shirt blanc de tout à l'heure est rouge sang. Le cou de Bill aussi est recouvert par de longue ligne vermillon. Putain de merde si vous saviez l'effet horrible que ça fait. Un goût acide se répand dans ma gorge, mon front luit de transpiration tellement j'ai peur, j'ai peur de faire une crise d'angoisse, le sang, tout ce sang de mon frère, sur moi, sur lui, partout.
On arrive tant bien que mal jusqu'à la salle de bain, je prends un bout de mouchoir que je place au niveau de ses narines.

Tom : Appuie doucement

J'ouvre le robinet, pose mon poignet pour tâter l'eau tiède et d'un coton, vient enlever le sang qui a coulé sur Bill.
C'est une... Une chose si étrange... C'est comme laver une chose précieuse, douce, tendre, qui vous évoque la pureté et la tendresse... Recouverte de sang. C'est ... Horrible. Totalement horrible. C'est une torture lente. Une torture que vous devez toucher du doigts.

Tom : Ça va aller mon c½ur, tu as mal où? Comment c'est arrivé ?
Bill : ...

Il s'abaisse d'un coup, et crache du sang dans le lavabo. Je serre fort les yeux pour essayer d'oublier ces horreurs, les pires cauchemars. Je sais, il n'est pas mourant! Mais bon Dieu! C'est le sang de mon frère que j'ai vu couler, c'est d'une atrocité inhumaine, ça me passe partout, j'ai l'impression de sentir mon sang s'arrêter dans mes veines, j'ai l'impression qu'on presse contre mon pou jusqu'à ne plus sentir mon c½ur battre. Les yeux de Bill sont vaillants, aucune larme n'apparaît, ce qui me donne de la force.
Il relance la tête en arrière, et repose le mouchoir.

Bill, parlant du nez : C'est arrivé d'un coup, j'ai eu très mal à la tête...

Je continue de longer la gorge de Bill qui garde quelques traces de rouges. Il soulève le coton, le sang ne coule plus. J'appuie tout doucement sur sa tête pour qu'il relève un peu, prit d'un léger malaise, se retient à moi.


Tom : Mais qu'est-ce qu... Ça suffit. Je t'emmène au médecin.

Bill relève la tête directement, les yeux ronds.

Bill : Quoi ?!
Tom : Au médecin Bill ! Tu remarques pas toutes ces choses étranges qui t'arrivent? Tu es quelqu'un à fleur de peau, je le sais, mais je sais avant tout que tu n'as pas les émotions aussi fragiles! Et encore, il y a des choses que tu ne me dis pas, je suis sur, Bill, tu sais très bien que je te connais par c½ur, ne joue pas avec ta santé, je t'en supplie, commence pas ces cachoteries.

Bill baisse la tête, les mèches aux reflets rouges tombant devant ses yeux, humides de sang.

Bill : J'ai honte.
Tom, fronçant les sourcils : Honte de quoi?
Bill, d'une voix tremblante : Que tu me vois comme ça... De gâcher nos bons moments ensemble...

Je prends Bill dans mes bras, son sang encore sur nos peau encore tremblantes. Je caresse doucement ses cheveux.
Bill presse un peu sur son torse, et replonge son regard sur le sol. Je glisse mes mains doucement sur son col, et défait les boutons un à un.

Tom : Tu vas prendre une douche. Tu es couvert de sang.

Bill se laisse faire comme un pantain, les bras balant, comme s'il n'éxistait plus dans son corps. Il cligne des yeux et repousse mes mains.

Bill : Je vais le faire seul, t'inquiètes pas...

Je recule, esquisse un sourire pour lui donner un peu de douceur.

Tom : Tu m'appelles si tu as besoin.

Bill avance doucement vers mon cou et dépose un baiser du bout des lèvres. Il remonte sa bouche jusqu'à mon oreille.

Bill, murmurant : Merci pour tout...

Mon coeur fond d'amour. Je me retourne, lui relançant un regard qu'il ne me renvoie pas, ses yeux toujours ailleurs, je claque la porte, le laissant prendre sa douche.
Nous sommes tous les deux perturbés.



* Bill *


>Music<



Tom laisse la porte entrouverte, me laissant seul dans la salle de bain. Ou, presque seul.
Je relève doucement les yeux, en face du miroir, entouré d'ampoules lumineuses.
Moi.
Ou plutôt, lui. Lui, cette chose qui essaie de s'emparer de moi. Qui tu es? Qu'est-ce que tu veux?
Une larme de sang s'éternise sur le coin de ma lèvre.
Tout ce sang. Qu'est-ce que tu attends de moi?

Bill, pour lui tout seul, tremblotant : Pourquoi...

Je laisse éclater une avalanche de larmes qui défilent sur mes joues. Mes bras viennent se retenir sur le lavabo glacé. Qu'est-ce que j'ai. J'ai encore cet horrible mal de crâne. Je plaque mes mains contre ma bouche pour retenir les bruits de douleurs qui veulent s'évader de ma gorge, j'ai du mal à respirer, mes doigts tremblent, pourquoi, pourquoi à moi? Pourquoi maintenant? ...
C'est injuste. Je sais que quelque chose ne va pas. J'ai peur de savoir. J'ai peur du futur. Putain tout allait bien! Pourquoi il faut toujours que ça vienne dans les moments où l'on s'y attend le moins?
Je plonge ma tête sous l'eau glacé, et hurle au plus profond de mon âme toute la rage puisée dans mon corps.



*Tom *

Putain. J'espère que ce n'est rien de grave. Ce qui m'énerve, c'est que ça nous fait perdre du temps, du temps ensemble, du temps à deux, à produire encore de l'amour, l'amour qui nous fait vivre. Voir ma moitié souffrir, jamais. Jamais.
Cette image. C'est la première fois que je vois tant de sang. Je sentais mon âme trembler de terreur en voyant tout ce rouge foncé, ce rouge qui rappelle l'enfer, la mort, l'horrible vision, un choc, l'horreur... Mais surtout la peur. Je sentais mes muscles se contracter. Mon c½ur se serrer.
J'aimerai tant oublier, j'aimerai tant me réveiller de ce cauchemar. J'en suis certain. Quelque chose ne va pas. Pour l'instant, je ne veux pas en parler à Bill, je ne veux pas lui faire peur, encore moins lui faire du mal. Je regarde à la fenêtre, la petite lumière bleue qui clignote, de son petit café qu'il aime tant. Je souris à penser à la dernière fois, quand il voyait cette petite lumière se refléter dans mes yeux.

– Tom ...?

Une douce voix, tendre et enfantine retenti dans mon oreille. Je me retourne, il était là. Mon petit ange, en face de moi. Il était en boxer, son long pantalon de pyjamas traîne par terre. Ses cheveux venant d'être séché sont encore un peu gonflé et humide par le sèche-cheveux.

Tom : Allé, viens-là...


Je lui tends mes bras, et Bill vient s'enfoncer dans le creux de mon torse, m'enroulant de ses longs bras frêles. Je passe doucement le bout de mes doigts sur son menton pour qu'il relève la tête, afin de me regarder dans les yeux. Son regard. Tellement doux. Cette couleur tendre, cette expression du regard qui vous offre tellement d'amour.



* Bill *



Il se concentre sur mon visage. Comme un père mire son enfant. Ses yeux rayonnent, ils miroitent les lumière du dehors, des appartements, des buildings. Mon c½ur bat la chamade, j'ai l'impression qu'il va éclater tellement ses battements frappent dans ma poitrine.
C'est pourtant mon frère et il m'impressionne. C'est mon frère et je suis amoureux de lui. Je recule doucement et viens m'assoire sur le rebord du lit. Nos regards ne se quittent pas pour autant.
Ses lèvres se plissent un peu sur le côté, faisant ressortir son piercing. Son regard dérive sur mes lèvres avant de replonger son regard caramel dans le mien. Il s'agenouille en face de moi, en face de mon visage. Il vient attraper mes mains et les rejoins vers les siennes.

Tom : Je t'aime Bill. Je t'aime plus que n'importe qui, n'importe quoi.

J'avale ma salive qui a du mal à glisser dans ma gorge qui se serre à ces mots très intimes, pures, ce genre de mots qui vous touchent parce que c'est celui que vous aimé qui vous le dit.
Nos corps dégagent une chaleur qui en devient attirante. Une atmosphère brûlante s'installe dans nos regards. Le pouce de Tom vient caresser tendrement le dos de ma main. Je lui souris.
Je me lève, il se demande ce que je fais. Je suis en face de lui, je replie les genoux et écarte les cuisses pour venir me coller contre le ventre de Tom. Il a son dos contre le bord du lit, ce qui nous permet de ne pas tomber. Je suis assis au dessus de lui, encerclant ses hanches par mes cuisses. Nous sommes à même le sol.
Mes lèvres arrivent doucement vers les siennes, voulant faire durer le plaisir du rapprochement de nos bouches.
Tom avance plus vite, ses lèvres ne pouvant plus attendre. Il appuie un peu plus contre ma bouche, puis recommence des petits baisers, attrapent mes lèvres entre les siennes. Je le sens frétiller. Ma main commence a glisser doucement dans son large tee-shirt. Il frissonne, j'ai les mains froides et il a le corps brûlant. Il appuie plus sur le baiser, et passe sa langue entre mes lèvres. J'ouvre ma bouche pour laisser passer son muscle humide et chaud. Il passe derrière mes dents, glisse sur mon palet, goute les moindres recoins de ma bouche et le parfum de ma salive. C'est si bon de le sentir. Le goût de sa salive est si bon. C'est si bon. Son odeur m'inspire la protection. L'amour. La douceur. Je viens passer ma main derrière sa nuque, massant doucement à la racine de ses dreads. Tom commence de léger coup de bassin et je peux sentir que sa virilité est déjà tendue.


– Hm...

Tom vient d'une douce caresse de sa paume, retracer mes bras, puis viens glisser ses doigts dans mes cheveux, en appuyant pour approfondir notre baiser. Je fais bien sentir à Tom mon piercing, je sais que ça décuple ses sensations, chose faite. Je le sens sourire. Le baiser s'enflamme. Il tourne la tête pour faire déborder, m'embrasse eu dessus de la lèvre, passe sa langue sur mon menton. Je soupire de plaisir...
Ses doigts se crispent. Je me retire un peu, complètement à bout de souffle. Je pose le regard sur sa bouche, aspirant l'oxygène qui me manque. Il a encore les lèvres humides du baiser que nous venons d'échanger.

Bill, murmurant : Je t'aime...


Les yeux de Tom se plissent et j'y aperçoit des perles cristallines voiler ses yeux. Il me replace contre son torse et me serre. J'entends son c½ur battre sous mon oreille. Je place ma main à côté d'où provient le battement, en repliant les doigts.

Tom : Je ne veux pas qu'il t'arrive du mal, Bill.

Je ferme les yeux, une goutte argentée s'échappe de mes cils venant caresser mes joues. Elle glisse doucement, pour me rappeler que cette larme à ce goût salé et ce goût de tristesse.
Les battements du c½ur de Tom s'accélère, je l'entends.
Je rouvre les yeux doucement, humides. Son menton est contre ma tête.
Sa main qui été encore dans mon cou descend doucement, puis je sens sa tête remonter, vient poser son pouce dessous mon menton et me relève la tête de façon à me regarder dans les yeux.

Tom : Tu es tout ce dont j'ai besoin.

Il a du voir que j'ai laissé des larmes, puisque de son autre pouce, vient essuyer doucement en dessous de mes yeux. Je lui sourit, il m'en renvoie un en retour et me resserre une fois de plus contre lui, replongeant ma tête dans le creux de son torse.

Sa main glisse dans le bas du dos. Je me cambre sous l'effet.
Je relève les yeux, attrape sa casquette et la balance plus loin dans la chambre.

Bill : P*tain de casquette.

Je souris et Tom ricane sous ma remarque, soulevant ses sourcils, son air un peu abruti me fait totalement fondre.

Tom : Un jour, tu me suppliera de baiser avec.
Bill : Tu rêves, j'espère...
Tom : Avec toi toujours.

Tom sourit et me dévore du regard.
J'avance mes lèvres pour venir embrasser son cou. J'entrouvre la bouche pour échapper quelques coups de langue, lapant sa peau.
La main de Tom continue doucement vers le bas, entrant par moment un doigt dans mon pantalon. Ça me fait sursauter à chaque fois et l'amuse.
Je pousse de plus en plus sur son bassin. La bouche de Tom revient sur la mienne, et vient happer mes lèvres. Notre baiser devient de plus en plus passionnel. Je me redresse sur les genou, ce qui me permet de me coller encore plus contre Tom.
Ses mains ne savent plus où caresser. Il finit par me faire signe de lever les bras et vient passer le tee-shirt par la tête.
Soudain, un bruit nous attire le regard vers la baie vitrée où, on peut voir toute la ville de l'étage où nous sommes.
Les gouttes d'une pluie battantes claquent contre la vitre froide. Les grands rideaux noirs de chaque côté du mur réchauffe l'atmosphère, et surtout, surtout... Notre amour qui vagabonde dans la pièce.
Je replonge mon regard dans le visage de Tom qui est encore entrain de regarder la pluie et le noir de la nuit. Ses yeux reflètent le paysage. Je viens l'embrasser sur toute la surface de sa mâchoire. Des petits bisous doux, chastes, innocents, rempli d'amour. Il en décroche son regard et enfouis sa tête dans mon cou, venant donner un grand coup de langue qui me surprend.

– Han !

Tom plaque ses deux mains de chaque côté de mes hanches, et vient masser d'une façon sensuelle. Je roule du bassin, le plaisir qui m'échappe ne me donne pas le temps de réfléchir ou contrôler mes mouvements.
Nos corps se caressent, se frôlent, se fondent l'un dans l'autre.

# Posté le mercredi 24 décembre 2008 12:05

Modifié le jeudi 25 décembre 2008 12:57

La peur de l'avenir est plus terrifiante que celle du présent. Remerciements : xStraange-x ; bill-sex-und-tom-yaoi

La peur de l'avenir est plus terrifiante que celle du présent. Remerciements : xStraange-x ; bill-sex-und-tom-yaoi
Tom chavire sur le côté, m'entrainant au dessus de lui. Je suis à cheval sur lui, sur le tapis.
Je tends mes deux bras, chacun positionnés au dessus de l'épaule de Tom, continuant le baiser inlassable, dégageant bien plus que n'importe quel baiser. L'amour et la passion s'échappent de nos soupires. Son souffle chaud arrive dans ma bouche, son odeur m'entoure, me câline.
Je ronronne de plaisir entre ses lèvres.
Pas un seul moment notre baiser ne cesse d'exister. Tom continue de caresser mes cuisses. Il presse ses mains contre mes jambes, il me maîtrise dans cette position, et s'en sert pour venir me faire chavirer sur le sol, vient se positionner cette fois au dessus de moi. J'écarte les jambes pour le laisser venir se coller contre moi. C'est tout ce que je désire. Lui contre moi. Ce bonheur intense. Cette sensation pure, que je veux garder toute ma vie. Maintenant que je suis allongé par terre, je peux voir le ciel, la pluie qui continue de glisser contre le carreau, qui floute à demi la ville. J'aperçois les étoiles.
Je redresse la tête, Tom vient redessiner toutes les courbes de mon corps avec ses doigts experts, sa bouche câlinant et mordillant mon cou, puis mon épaule...
Je passe ma main près de sa ceinture, je sens la boucle sous mes doigts, cette objet froid que je vais bientôt ouvrir pour enfin prendre la chose qui m'obsède à cet instant.
Tom sourit dans le baiser, et vient m'aider avec ses mains, débouclant son pantalon. D'une main ferme, je viens le faire glisser vers le bas. J'aperçois qu'il est très excité, ce qui me donne encore plus envie.

Tom : Mon Dieu Bill, j'ai envie de toi
Bill, souriant : Je pense l'avoir deviner

Je lui envoie un sourire, il se mord la lèvre, relève ses coudes et approche ses lèvres contre mon cou.
Il vient aspirer, je laisse un gémissement. Il aspire encore, mordille, lape ma peau. Je la sens rougir. Mes mains se plaquent dans le dos de Tom, je plante mes ongles à chaque fois qu'il se remet à aspirer ou mordiller, qui me laisse un picotement m'envoyant des décharges purement jouissifs à travers tout mon corps.
Mes hanches roulent contre Tom qui continue son suçon.

Bill : Han mon Dieu Tom... Hann putain!

Sans prévenir, je glisse ma main dans son boxer qui vient se replacer contre le sol, tellement son corps tremble de surprise.

Tom : Haann Bill!

Il lève ses hanches manquant de me faire tomber de lui, j'éclate de rire.

Bill : Sshht....


Je replace mes lèvres contre les siennes pour faire taire ses gémissement brutaux. Ma main étant toujours dans son caleçon, je plaque encore plus mes lèvres sachant que je commence a effectuer un bref mouvement, qui ne peux pas aller plus loin à cause de son boxer.
Je donne un coup de hanche sur la gauche pour me remettre droit, et fait glisser le boxer entièrement. Je peux enfin effectuer un mouvement adéquat. Tom continue sans jamais s'arrêter de caresser mon torse, s'attardant sur mes tétons par moment m'empêchant de prêter attention au baiser tellement le plaisir m'envahit. Je commence a transpirer beaucoup, nos peaux luisent à la douce lumière rougeâtre diffusé de la lampe de chevet.
Je longe la verge de Tom, qui ne cesse de gonfler sous mes doigts. Je m'attarde sur le gland, appuie aux endroits sensibles. Je relève la bouche trente seconde, pour venir placer la paume de ma main face à ma bouche, et viens lécher pour humidifier la partie qui vient caresser le sexe de Tom Je replace mes doigt sur l'objet tant convoité.
Ma bouche descend vers le menton de Tom, glissant encore vers le cou.

Tom : Oh m*rde c'est trop bon Bill !

Je continue de plus en plus fort, sentant qu'il est presque qu'il va éjaculer, ralentit la cadence.

Tom, le souffle saccadé : Continue Bill !!

Il appuie sa tête en arrière, ferme les yeux, tellement le plaisir est puissant. Je continue de glisser mes jambes contre les siennes, qui sont trempée dans mon pantalon. Les doigts de Tom se crispe soudain dans mon dos, je gémit et sent un liquide chaud venir couler entre mes doigts.
Il est complètement essoufflé. Il prend quelque secondes a retrouver ses esprits, ses yeux vacillent et son visage est luisant de transpiration.


On entends nos souffles en suivant dans toute la pièce. J'entends encore le battement de c½ur de Tom, qui va incroyablement vite. Encore plus vite que tout à l'heure.
Je sens une main encore tremblante sous l'énergie qu'il vient de recevoir, laissant claquer les pressions de mon pantalon pour ouvrir grand, et laisser glisser le pantalon trempé entre mes jambes. Tom aperçoit que j'ai vraiment très chaud, j'halète.
Il se lève, manque de tomber mais reprend vite l'équilibre. Il cligne plusieurs fois des yeux, puis s'abaisse pour me prendre sous les bras et m'assoit sur le lit en un coup. Il se met à genou devant moi, collant ses cuisses contre le bord du lit.
Ses yeux chocolat ancrés dans les miens, je sens ses doigts humides et brûlant venir masser mes cuisses doucement. J'ouvre pour le laisser passer. Il avance doucement son visage vers mon bassin, tirant sur l'élastique de mon boxer. Sans patience, je viens retirer le boxer en question. Tom sourit à l'idée de me faire autant d'effet.
Je me replace en face de lui, je me donne.
Il avance sa bouche sur ma verge tendue, arrive timidement en donnant un coup de langue qui me laisser échapper un gémissement de plaisir. Tom remonte doucement et fait le tour de mon nombril, puis vient la glisser à l'intérieur ce qui me fait jouir.

Bill : Haanmmhh....


Il dépose des baisers sous le nombril, descendant encore pour revenir à ce qu'il attendait...
Il se met à lécher le long, tourne la tête pour passer ses lèvres, je sens ses dents, mon Dieu c'est terriblement bon. Un frisson me donne la chair de poule. Je m'accroche aux draps, je me sens gonfler dans la bouche de Tom. Il continue de plus en plus fort, vient attraper mon sexe et le prend en bouche complètement. C'est une torture délicieuse à laquelle je cèderai tous les jours de ma vie.


Bill : Han Tomm...

Mes yeux se dilate sous l'effet de plaisir qui grandit et brûle en moi. Une chaleur étouffe tous mes sens. Je touche bientôt le 7ème ciel.
Son autre main se pose sur ma cuisse et me caresse tendrement, pendant que mon dos me lâche et se plaque contre le matelas, qui me semble froid par rapport à la chaleur qui se dégage de mon corps. Je frissonne de plus en plus, Tom continue et effectue ses pressions de plus en plus fort, faisant des allé et venu, mes hanches n'arrêtent plus de donner des coups, pour frôler l'orgasme... Et le toucher.

Bill : Han p*tain !!!

Je me crispe en serrant les draps entre mes mains, fermant les yeux et me vidant.



Je les rouvre doucement, les yeux pétillant d'amour. Deux perles chocolatées me regarde.

Tom : Tu es magnifique...


* Tom *

Ses cheveux sont trempés par la sueur, nos peaux collent l'une sur l'autre, et cette sensation n'est pas là de nous déplaire. Cette chaleur fixée à nos frissons recouvrant tout notre corps. Je monte sur le mattelas, pendant que Bill par s'enfouir sous les draps. Je le rejoins, et ferme doucement les yeux, sentant le petit corps de Bill tremblant entre mes bras. Le doux silence entouré du bruit de nos poumons gonflant et dégonflant à cause de l'effort commis.


Lendemain, 20h00.


Il fait déjà nuit à travers les vitres, clinquantes sous le vent rude et froid. Les arbres dansent sous les tourbillons de la tempête. Ca a le don de m'envoyer des frissons, même près d'un radiateur brûlant.
Je tourne la cuillère entre mes doigts fins, touillant le café bouillant dans ma tasse, posée sur la table de cuisine. J'entends une porte claquer.
Bill tient une serviette autour du cou, des perles de ses cheveux viennent s'égouter une à une sur ses épaules, arrivant vers moi, pour seul habit un jogging bleu.
Il a le regard vers le sol et entraîne l'eau ruisselant encore sur son visage et son torse.


Bill, essuyant sa nuque : Je ne comprends pas pourquoi il n'a pas voulu me donner les cachets que l'on prend d'habitude. Il n'a pas voulu me faire l'ordonnance, j'ai insisté pourtant...


Nous sommes rentrés il y a une petite heure, j'ai vraiment cru que j'allai faire un scandale. Ma jambe n'avait cessé de bouger pendant que le médecin posait les questions à Bill. Il le regardait comme un animal de cirque. Bill m'a même posé la main sur la cuisse pour que j'arrête de faire trembler ma jambe. Je sais qu'il y a quelque chose. Quand il est rentré dans la cabine où j'attendais, son visage était blême. Quant à Bill, ses yeux étaient livides, sa peau terne. Je n'envisageais rien de bon en ce qui concernait les conclusions du médecin.

« Eh bien, votre frère n'a rien, juste une fatigue passagère.
– Une... Fatigue passagère? Une fatigue, passagère?! Vous croyez vraiment que c'est une simple fatigue passagère?
– Écoutez, je suis médecin, pas devin. J'ai fais mon travail. »


C'est à ce moment là que Bill m'a tiré le bras pour que l'on s'en aille. Il avait vu mon regard se révulser. Quand il s'agit de Bill, je peux littéralement exploser. Personne ne touche à mon petit frère, personne ne nie sa santé, personne n'osera le laisser en danger. Une simple fatigue...
Je reste de marbre.


Tom, reprenant ses esprits : Parce que c'est un con.

Je soulève la tasse du bout des doigts et amène la vapeur venant chauffer mon visage, amenant mes lèvres au bout du bord de la tasse. Je laisse couler le liquide brûlant, d'un trait.

Bill soulève la serviette et vient sécher des mèches s'égouttant trop sur son visage encore humide.
Je repose la tasse, laissant un claquement contre la soucoupe.
Bill me regarde. Je ne bouge pas. Je relève les yeux sur lui.
Nos visage tournés l'un vers l'autre, sans parler.
Le silence.
Juste le cliquetis de l'aiguille de la pendule, que l'on entend du salon. Nos yeux sont encrés l'un dans l'autre. Comme un petit pot d'eau, où l'on y tremperait du bout du pinceau, des couleurs d'aquarelle. Cette couleur qui s'intensifie petit à petit, puis qui se disperse, et soudainement se mélange à une autre couleur vive qui se dégrade, elles se nourrissent l'une de l'autre, puis ne forme qu'une couleur. Elle se touche, doucement, s'intensifie. Je fusionne avec Bill.
C'est ces moments, où l'air de rien.
Où le silence est roi.
Où l'amour est notre unique lien.
Où seuls nous commettons nos lois.


Je me lève précipitamment de la chaise laissant un grincement retentissant dans la cuisine, fais deux grand pas vers Bill et l'attrape pour venir le coller contre mon torse. Je sens Bill retenir un souffle, surpris par le geste que je viens de faire. Je le serre. Fort. Très fort. Bill ramène doucement ses bras vers moi pour resserrer mon étreinte. Je sens mon tee-shirt se mouiller, s'humidifier de l'eau encore chaude de sa douche. Mes doigts glissent doucement dans sa chevelure douce et soyeuse, imbibée d'eau. Les gouttes glissent entre mes doitgs, sur mon poignet, je les sens glisser doucement comme une fine caresse. Je sens un petit couinement dans mon cou, qui fait vibrer ma peau. Un immense frisson vient re-dessiner tout mon corps. J'ai la chair de poule.

Tom, la voix tremblante : Bill...

J'entends un léger bruit sortir de sa bouche, complètement étouffé. Ses bras vibrent de tendresse et d'amour contre mon dos.

Tom : Est-ce que...

Je le serre encore plus fort contre moi, rouvrant doucement les yeux. Je sens mes cils mouillés.

Tom : Tu pleurs...?


Bill déserre ses bras de moi, m'ordonnant ainsi de le lâcher aussi, et d'un seul coup attrape mon visage entre ses mains, plaquant ses lèvres contre les miennes.
Il a un goût salé dans la bouche, le goût du chagrin. C'est un baiser ni sexuel, ni pour attirer l'attention de l'autre. Ni un baiser pour jouer, ni pour enivrer un plaisir.
Un baiser d'amour. Ses lèvres contre les miennes.

*Bill *

Je sentais mes yeux déborder. Seulement, quand je suis si prêt de Tom, oui, quand j'embrasse Tom, je ne pleure pas. Je ne peux pas pleurer. Non, parce que je touche celui qui me fait vivre. J'embrasse celui qui m'empêche d'avoir peur. Je n'ai plus peur avec Tomi. J'attrape un peu plus sa lèvre pour approfondir le baiser. Tom passe doucement sa langue sur le contour de ma lèvre inférieur, comme une demande à étourdir le baiser. J'entrouvre les lèvres et laisse passer sa langue derrière mes dents, retrouvant doucement la mienne. Il caresse lentement. Le goût du café embaume encore ses lèvres et mes papilles s'émerveillent de cette sensation.
Je recule doucement. Tom ouvre les yeux en même temps que moi, nous replongeant ainsi tous deux dans un regard fusionné.

Bill : Si un jour je pleure contre tes lèvres, Tomi, c'est de bonheur.


Tom amène doucement ses mains en coupe sur mon visage, et fait glisser ses pouces pour venir effacer les traces de larmes. Je lui souris, et me rend le sourire illico, pour finir dans un rire où seul nous pouvons comprendre pourquoi. Un moment où l'on se rend compte du bonheur qu'apporte l'autre. Et peu importe où. Peu importe comment. Peu importe pourquoi.
Ce qui nous importe c'est que ça soit ensemble.

*********



Les jours passent. Voilà un peu plus d'une semaine qui vient de s'écouler. Mes migraines ne font qu'empirer. Tom le remarque. Il s'en rend malade à chaque fois que je fronce un peu les sourcils. Mais tout va bien. Je vais bien, je suis avec Tom. Je sais que c'est bizarre. Rien que le regarder... Regarder ses yeux voilés de ses paupières le matin. D'habitude, c'est lui qui se réveille en premier. Il me jouait même de la guitare pendant un moment le matin. Pink Butterflie. Maintenant, c'est moi qui met mon réveil exprès pour le regarder dormir. En chantonnant cette chanson...
Un simple retour en arrière.
J'aimerai tant retourner un peu en arrière. Mes mains encore sur la marche tiède de l'escalier menant jusqu'à la chambre. Cette nuit, où plutôt, très tôt ce matin là. L'obscurité magique qui régnait dans le salon. L'atmosphère d'un rêve. Un doux souvenir comme l'odeur des fleurs de cerisier de mon enfance. Avec Tom, comme on aimaient jouer autour des cerisiers... Cette odeur douce et sucrée.





*Tom*

Cette journée est la première où nous sommes obligés de rester à la maison. Bill a eu trop mal à la tête et je n'ai pas voulu qu'il attrape encore plus froid. Je commence à ne plus supporter son état. Bien sûre, que c'est passager! Sinon je l'aurai emmené à l'hôpital directement. C'est juste qu'il est très fatigué. On se repose comme on peut, puis, nous sommes en plein hiver et le froid fatigue énormément. C'est dur de rattraper le sommeil. Aujourd'hui Bill a énormément dormit. Il est bientôt 21:00, mais c'est limite si nous vivons la nuit à présent. Il est difficile pour Bill de dormir le soir.Tiens, le voilà d'ailleurs...
Il se tient debout devant moi. Droit et les épaules un peu recourbées sur lui même. Son visage pâle et ses yeux lui donnent un air de vide... Un voile transparent devant ses yeux semble lui envoyer de la tristesse dans son corps. Je fronce les sourcils. Il regarde par terre.




– Tom.
[...]
– Oui mon ange?
–... Et si c'était grave?


Il sait très bien que je sais de quoi il parle. Je ne réponds pas, et il reprend...

- Et si ça n'était pas juste ...
- Arrête de dire des bêtises.
-... Pour...Pourquoi ça me...
- Arrêtes de dire des conneries!!!





Il sursaute et lance un regard de surprise. Tout droit, comme un piquet, ses cheveux glissant dans son col de chemise noire, entourant son visage au maquillage encore humide.
Qu'est-ce que je fais? Qu'est-ce que je deviens?
Nous restons là pendant quelques secondes à se fixer. Comme si un mur glacial se formait entre nous à cause d'une chose dont nous ne connaissons même pas la nature ni l'existance. Je brise la glace et avance vers Bill qui me regarde,encore perturbé.

– Pardon Bill.

Je l'attrape contre mon torse et le serre. Le serre tellement fort que j'ai presque l'impression de lui faire mal. Je relâche un peu de pression contre son petit corps maigre.

– Non. Serres-moi encore plus fort. Aime moi encore plus fort.

Je serre fort les paupières contre mes yeux pour empêcher l'embuscade de larmes qui ne demande qu'à dévaler sur mes joues. Je n'en reviendrai pas idem s'il arrivait quelque chose à Bill. Bill, mon frère, la petite chose fragile qui est toujours débordante de gentillesse.
Bill, c'est deux petites perles chocolatés qui me regardent le matin. Un sourire radieux. Ce sourire, qui vous fait craquer parce que c'est vous qui le provoqué.

– Je t'aime déjà tellement fort Billy...

Il me resserre du peu de force qui lui reste. Sa force qui me fait frissonner tellement les sentiments divulguent de nous.
Je le desserre de mon étreinte, et soulève son menton de mon pouce. Je le regarde droit dans les yeux, il a l'air fébrile et son teint est pâle.
Ses yeux deviennent embués, humides et j'y perçois petit à petit mon reflet dans une larme qui continue bientôt sa route sur la joue chaudes de Bill. Sa lèvre tremble, mon c½ur se brise.

Tom : Mon ange je t'en pr...

Ses yeux se révulsent. Il tremble.

Tom : Bill, qu'est-ce qui a ? Qu'est-ce que tu as mon ange? Tu as mal? Qu'est-ce qui se passe?!

J'attrape Bill par les épaules et maintiens son menton pour qu'il ne lâche pas le regard de moi. Je le foudroie des yeux, le supplie de ne pas me faire peur.

Tom : Bill réponds moi !!!! Regarde moi dans les yeux putain Bill !!

Il a la bouche entrouverte, il grimace et j'aperçois un voile blanc recouvrir ses yeux. Encore ce genre d'absence qui recommence.

Tom : Putain Bill réponds merde!!!

Je lui envoie des claques dont je ne maîtrise aucune force, je n'arrive pas à le frapper, c'est au dessus de moi. Je le pousse doucement sur une chaise que je viens de reculer, et se laisse tomber. Il continue de trembler et ne tiens pas droit. C'est finit. J'appelle l'ambulance.

Tom : J'arrive Bill, j'arrive je vais chercher le...

Je lance un regard sur l'endroit où l'on pose le téléphone.
Putain merde. Où est ce putain de phone!!

# Posté le jeudi 25 décembre 2008 11:05

Modifié le jeudi 25 décembre 2008 12:46