10:30.
>Music< - 1ère.
La lumière du réveil commence à transpercer mes paupières. Je sens mes membres reprendre vie dans mon corps, et ouvre calmement les yeux. Les stores sont fermés à moitié, ce qui permet à la lumière de pénétrer en forme de lignes. Je sens un léger poids derrière mon dos. Ma tête repose sur un bras, l'autre étant posé sur ma taille. Je sens un souffle chaud dans le bas de mon cou, doux et au même rythme que le précédent. Je sens son ventre gonfler doucement grâce à sa respiration. Mes yeux sont à demis-clos. Je me sens bien. Son odeur m'entoure. La chaleur qui émane de son corps me fait une deuxième couverture, une couverture d'amour, dans laquelle j'aimerai toujours être encerclé. Mes cheveux me chatouille dans la nuque. Je sens Tom respirer plus fort d'un coup. Je sourit. Je suis si bien dans ses bras. Mon corps a si chaud quand il est prêt de moi. J'ai presque l'impression d'entendre le c½ur de Tom battre dans mon dos.
Je l'aime tellement...
Il m'offre tellement de choses, tellement d'émotions, de sentiments. Il s'est toujours occupé de moi. Il a toujours été présent. Même dans les pires situations.
– Bill...
J'ouvre complètement les yeux, pour me retourner. Je roule sur le côté, et me retrouve face à face avec Tom. Il a des petits yeux, encore voilés par la phase du début de son réveil. Il étire un doux sourire, en faisant replier ses bras sur mon étreinte, m'obligeant à me coller contre son torse chaud. Sans rien dire je me laisse faire avec plaisir, collant mes mains contre son c½ur. Il dépose un doux baiser sur le front, puis de son coude légèrement relevé, vient caresser quelques mèches de cheveux, massant mon crâne.
– Bien dormi Billy?
– Plus que bien, en compagnie d'une agréable personne.
Tom soulève son coude qui s'enfonce dans l'oreiller, pour tirer le réveil vers lui. Il lance le regard dessus, et relâche son bras pour venir le reposer autour de moi.
– Il me semble que cette personne vous a fait dormir un peu plus tard que d'habitude? Je me demande bien ce que vous avez bricolé...
- Beaucoup de folies avec l'homme que j'aime.
– Vous m'en voyez ravi...
Il s'approche de moi et dépose un doux baiser sur le coin des lèvres.
Voilà le genre de réveille qui vous envoie l'électricité qui fait marcher votre corps. Ce genre de réveille qui vous suit toute votre vie et qui l'embellit, non, mieux même, qui la fait battre.
21h00.
La journée s'est déroulée au centre commercial. Bon, disons que oui, c'était mon tour de choisir... Il fallait bien trouver quelque chose, alors, vraiment par pure hasard... Shopping! Et puis...
Tom, complètement essoufflé : Bon, où est-ce que je balance tout ça, et vite?
Tom tiens absolument tous mes sacs. Il en a au moins quatre accrochés à chaque poignets, deux dans une main. Je sais qu'il a horreur de faire ce genre de journée, mais il sait tant me faire plaisir. Ça m'amuse, et en même temps le taquine.
Bill : Sur le lit!
Tom se dirige vers la chambre.
Bill : Tetetetete hep attends!! En faite, dans la salle de bain, je vais les réessayer tous ce soir!
Tom ne bronche pas, et refais les pas en arrière.
Bill : Oh puis non! Remets les dans la chambre je le ferai demain matin!
Tom : Bill !!
Bill : Oui esclave?
Tom me regarde d'un air ahuri. J'en hurle de rire intérieurement. C'est trop bon.
Tom : Encore une remarque de ce genre et je vous puni à ma façon.
Bill, une lueur dans les yeux : Esclave.
Tom lâche les sacs à terre, et se rue sur moi. Je me mets à hurler et tourne autour de la table, Tom me suit avec un air de pervers.
Bill : Arrêtes tu me fais peur quand tu fais çaaa!!
Tom reprend la course et monte sur la table, je suis cerné contre la baie vitrée du salon.
Tom : Je t'avais prévenu de ne pas me chercher!!
Tom m'attrape par les hanches et m'envoie valser contre le canapé. Je couine comme je peux, mais il revient et me prend les bras pour les mettre au dessus de ma tête, nos visage l'un en face de l'autre. Nos rires entre nos bouches se mélangent. Le regard énergique s'adoucit... Et petit à petit, il vient déposer un doux baiser sur mes lèvres, puis deux... Puis trois...
C'est doux, sensuel, agréable... Une douce chaleur commence à émaner de nos corps, et nos sens se décuplent... Je sens une pression au niveau de mes tempes. Je n'en fais pas attention, et continue le baiser. Tom mordille sensuellement mes lèvres, retraçant le contour... Aw... Je fronce les sourcils.
Tom se rend compte que je ne renvoie plus le baiser, et lève la tête.
Tom : Ca va pas?
Bill, grimaçant : Si, si ça va.
Je replonge mes lèvres dans les siennes, tentant de regagner le jeu du baiser, qui commençait a faire monter la fièvre.
Jusqu'à ce qu'un incroyable mal de tête m'envahisse le crâne.
Bill, gêné : Tom, je...
Tom, entre deux baisers : Mh... Quoi...
Bill : J'ai mal... Très...
Il recule le visage et se soulève sur les coudes.
Tom : Quoi ? Tu as mal où ?
Bill : Attends, c'est rien, j'ai un peu mal à la tête. Je vais chercher un cachet. Reste là j'arrive.
* Tom *
Je ne sais même pas si on a des cachets pour le mal de crâne... Ça nous arrive si peut...
Je le laisse aller dans la cuisine, pendant que je reste sur le canapé, attrape la guitare sur le coin de la vitre et dépose quelques notes du bout du doigt. Une note puis deux, puis trois... Je retrouve petit à petit la même qu'hier soir. J'essaie de retrouver le même rythme. J'entends Bill qui fait couler l'eau du robinet pour son cachet tout en chantonnant comme la dernière fois pour m'aider à retrouver la mélodie. Il s'en souvient. Il s'en souvient encore.
Je continue doucement, laissant un nouvel air se superposer, entendant moins le chantonnement de Bill.
Une note, et encore une, et encore une... Et l'eau coule encore.
L'eau coule encore?
Je relève les yeux vers la cuisine. Je n'aperçois pas l'ombre de Bill.
Tom : Bill ?
(...)
J'avance d'un pas ferme vers la pièce quand je vois une ombre allongée sur le sol glacé, me mets à courir jusqu'au bout de la cuisine et découvre Bill allongé sur le carrelage. Mon coeur bat la chamade, mon esprit ne calcule plus rien et l'instinct humain reprend le dessus, totalement prit de panique.
– Oh putain Bill ! Bill !!
–
Je m'agenouille en face du corps inerte de mon frère, totalement stressé.
Je tapote son visage avec vivacité – Bill! . Il a les yeux à demis-clos, et bouge ses lèvres. J'entends un doux son de sa voix, je le prends directement dans mes bras tout en me relevant, l'attrape dessous les genoux, l'autre main lui retiens le dos et mon épaule, son cou. Il reprend ses esprits, puisque je le sens qui m'accroche le cou pour ne pas tomber. Je prends le verre d'eau de l'autre main et l'emmène jusqu'au lit ou je le dépose délicatement. Il est à présent allongé sur le lit. Avec la plus infime tendresse, je viens m'accroupir à la hauteur de son visage pâle. Mon c½ur bat la chamade, je ne comprends pas du tout ce qu'il se passe, Bill n'a jamais eu de problème d'évanouissements.
Je pose ma main sur son front, et relève ses mèches foncées. Pas de fièvre.
Bill : Ça, ça va aller Tom...
Tom : Mais qu'est-ce que tu as...?
Il cligne plusieurs fois des yeux, et les rouvres avec énergie.
Bill : C'est passé...
Tom : Bill, tu as mal quelque part? Tu m'as tellement fait peur.
Bill, d'une voix faible : Je suis fatigué...C'est tout.
Mon c½ur prend un rythme plus normal. La pression retombe. Mon Dieu je sentais le stress venir ronger mon corps.
Tom : Allé dors un peu, si tu as besoin de quoique ce soit je vais m'assoir à côté du lit, et lire un peu.
Bill : Je n'ai besoin que de toi.
La soirée se termine – quasi – normalement, sans nouvel évènement. Pour mon plus grand bonheur car, c'est dans les moments comme ceux là qu'on imagine les pires choses possibles. Ce moment est passé extrêmement vite, à une allure dont je n'arriverai même pas à me souvenir de chaque secondes tellement elles sont passées rapidement. Comme si le temps s'était arrêté. Dans ces moments aussi où l'on réagi face à l'amour qui nous unit, nous laissant mourir à petit feu si l'un de nous deux tombent... L'autre l'entraîne dans sa chute.
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Lendemain Matin, 09:00.
>Music< -1ere.
*Bill*
Quelques notes. Quelques douces notes de musique... Celles du soir où je suis descendu dans les escaliers sans faire de bruit. Je regardais Tom. Je le regardais avec amour et tendresse. Et je l'écoutais. Je l'admirais. Cette musique qui m'avait réveillé comme un doux chant d'oiseau un matin d'été. C'en est presque un réveil naturel et paisible. Celui qui vous donne le sourire à n'importe quelle heure, qui vous fait littéralement oublier que vous étiez entrain de faire un beau rêve, parce que ces notes de musique, cette mélodie, ce rythme, est celui qui vous tiens chaud. Il est celui qui vous rappelle que l'homme, le frère, l'amour que vous aimez est dans la même maison que vous. Il est avec vous, à côté, en bas, un endroit où l'on vous compte parmi lui.
Ces notes raisonnent encore... J 'aimerai que ça ne se finisse jamais... Oh non, au grand Jamais.
Tom est derrière moi. Plutôt je le devine. Avec sa guitare couchée sur ses jambes, laissant guider ses doigts experts sur les cordes maigres et gracieuses.
Soudain, les notes ralentissent, puis un bruit grave vient soudainement arrêter la chanson. Il s'arrête. Puis un soupire.
Bill : Ne t'arrêtes pas.
Les notes reprennent. Comme si mon c½ur se remettait à battre.
Tom, doucement : Déjà réveillé?
Je roule de son côté. Il me regarde et imite ma tête, en faisant des petits yeux.
Bill : Comme tu le vois je dors encore.
Tom : Roh, ça va.
Mes mains sous mon visage, le drap passe au dessus de mon épaule chaude. Tom est déjà habillé, il attendait mon réveil. Je baisse doucement les yeux... Et repense à la soirée que nous avions passée.
Bill : Tom...
Il tourne la tête vers moi.
Bill : Tu... Je t'ai vraiment fait peur hier?
Il se stoppe un peu, puis reprend sa musique.
Tom : Oui. Bien sûre que oui, tu m'as fait peur.
Bill : Moi aussi j'ai eu peur quand j'ai vu ton visage effrayé. J'ai eu peur de...
Tom : Arrête.
Il venait de me couper la parole d'un ton sec. Pourquoi n'a-t-on jamais le droit de parler honnêtement des choses? Je trouve ça vraisemblablement inhumain.
La mort. C'est une chose dont pas beaucoup de monde ose parler.
Bill : Pourquoi ? Pourquoi, on en a jamais vraiment parler de tout ça. Imagine...
Tom : Pourquoi tu veux imaginer des conneries pareilles?
Bill : Pourquoi je ne pourrais pas?
Tom fait une fausse note.
Tom : Parce que t'es en vie, point. Quand tu vis c'est pas pour parler de la mort. Ça n'a pas de sens. On t'offre une chance de vivre, c'est pas pour regarder le côté obscure des choses. Tu veux vivre, oui ou non?
Bill : B... Bien sûre que oui Tom je veux vivre...
Tom : Alors la discution est close.
Je m'enfonce dans les drap ne sachant quoi répondre. Il fallait l'avouer, Tom venait de marquer un point.
Soir même 22 h 34.
>Music<*Tom*
J'envoie valser les clefs sur le bureau qui claque contre la petite boîte en porcelaine, dans laquelle nous rangeons toujours les clefs. Je claque la porte d'entrée, dans nos rires étouffés et complètement ahuris. Bill hurle encore de rire derrière moi, il s'appuie contre le mur, ses jambes s'emmêlent et d'un mouvement maladroit, vient s'accrocher à mon bras.
Tom, éclatant de rire : T'es bourrééé Bill !
Il se remet à rire et pique les clefs que je viens de poser.
Tom : Ah non pas mes clefs de voiture !! Hep !!
Il rit et recule, rentrant petit à petit dans la maison, en cachant les clefs derrière son dos. Le petit bruit précieux claquant contre les clefs et les portes-clefs résonne, ce qui fait encore plus rire Bill. Il recule à chaque pas en avant que je fais. Je le laisse prendre un peu d'avance parce que, dans cet état, il n'ira pas bien loin. Il a les yeux embués à cause de l'alcool, un sourire d'abruti mais tellement mignon. Il vacille ici et là, se prenant les coins de table, éclatant de rire. Ah, sérieusement, c'est à voir. Je dis pas, Bill ivre, c'est un sketch à lui tout seul.
Je tourne en même temps que lui, doucement, autour de la table, entendant chaque recoins qu'il se prend.
Bill : Tu es vraiment... Oui tu es vraiment... Nul...
Et il éclate de rire.
Et Bill bourré.
Et Bill qui... Bill qui se courbe, et Bill qui...
Vomit.
Merde. Eeehh merde. Qui se coltine le vomi à Bibi ? C'est Tomi...
Bill : Ooohh mon... Mon petit chou... Je... J'ai mangé autant de... De pâtes que ça??
Je prends Bill dans mes bras et l'emmène aux toilettes, et l'aide à vomir tout le liquide le rendant totalement HS. Je prends soin de relever ses cheveux humides, il a vraiment trop chaud. L'alcool le rend vraiment dans un état terrible. Au bout de 5 minutes, à quatre pattes dans les toilettes, toujours entrain de rire comme un enfant, je décide de l'emmener dormir. Une bonne nuit de sommeil et sa cuite sera passée.
Tom : Bon, viens, file faire un gros dodo, démon.
Je l'attrape, tire la chasse d'eau et le fais valser dans mes bras, il enroule ses jambes autour de ma taille, et l'emmène dans la chambre d'à côté.
Bill : Dodo... Dodo ? Je veux pas, oh non pas dodo Tom, je veux... Je veux, non je, oui, je désire...
Tom : Pas de!
Bill : Faaaaaaaire l'amouuuuuur !!!
Tom : Bill !!! Dans l'état où tu es ça sera pas l'amour, ça sera...
Je le laisse s'étaler sur le lit, où il vient rebondir grossièrement sur le matelas, les yeux à demi clos et le sourire toujours accroché aux lèvres.
Bill : Baaaaaaiser...
Tom : Je te baiserai pas. Je suis bien trop conscient pour ce genre de connerie.
Il est relevé sur ses coudes, je ne sais pas comment il fait, d'ailleurs. Ses jambes sont entremêlées et me laisse étirer un immense sourire d'attendrissement. Il me fixe, les yeux étoilés.
Bill : Tu m'aimes?
Tom : Dors.
Bill : Tu m'aimes?
Tom : Bill, dors.
Bill : Moi je t'aime. Tu m'aimes?
Tom : Billy !
Bill : Moi je t'aime !!
Il éclate de rire.
Tom : Oui, moi aussi je t'aime.
Bill : Fais-moi l'amour.
Il me regarde avec un immense sourire et écarte les jambes.
J'éclate de rire.
Tom : Après que tu ai dormi, on fera l'amour.
Bill : Alors ça !! Oh... Oh oui alors ça... C'est... ouais... super... sup...*hoquet* er...
Je ris, éteint la lumière et ferme la porte.
Voilà, la jeunesse de nos jours!
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21h, le lendemain.
>Music< (yes, encore!)
La journée s'est démarré... Tranquillement. Oui, très tranquillement. Ou n'a pas démarré en fait. Puisque Bill n'a toujours pas montré signe de vie. Je vais le surveiller, de temps à autre, il dort comme un bébé. Il récupère, et laisse évaporer tout l'alcool engloutit la nuit dernière. Il était K.O. Je m'étais dit qu'une sortie allé lui faire plaisir, après la peur bleue qu'il m'a donné l'autre soir. Mon Dieu, j'ai vu ma vie défiler.
Je suis assit en tailleur, au balcon. L'écharpe autour du cou, un long tee-shirt blanc, laissant l'air glacé me faire frissonner, l'air chaud du salon provient jusqu'à moi et empêche l'air totalement froid de me frôler. Ma guitare repose sur mes cuisses, allongée de façon à jouer agréablement. Oui, c'est ça, c'est agréable. Totalement agréable.
J'ai mi un bonnet, qui garde mes locks intactes, sans les faire soulever au vent.
Devinez ce que je joue?
Oui.
Trouvé.
Je fredonne des petits murmures pour accompagner la mélodie. Cette mélodie.
J'ai envie de l'appeler...
Pink Butterflies.
Ça me rappelle l'enfance de moi et Bill. Notre petit symbole à nous, rien qu'à nous. D'ailleurs, Bill s'est fait tatouer un papillon sur son poignet. La signification n'a jamais été dévoilée. C'est entre nous, et juste entre nous.
Soudain, j'entends un petit bruit derrière moi.
Je tourne la tête, et découvre Bill, se tenant la tête, un sourire accroché aux lèvres en me regardant depuis le salon.
Bill : Tomi ?
Tom : Attends, j'arrive. Prends pas froid ici. T'es pas couvert.
Je me relève, pose la guitare derrière le canapé, comme d'habitude, et glisse la baie vitrée qui claque enfermant l'air chaud du radiateur dans la pièce. Les bruits et l'odeur de la ville se stoppent en un claquement.
Tom : Alors... Tu as récupéré?
Bill : Ça va, super. J'ai pas... Presque pas la gueule de bois.
Tom, ricanant : Tu étais dans un état...
Bill : Pitié ne m'en reparle pas !
Tom, comptant sur ses doigts : Tu as commencé à monter sur le bar, je t'ai rattrapé, tu as mi la musique à fond dans la voiture, et je peux te dire, que sur ce coup là, tu chantais... Mais... Très... Très....
Bill grimace à l'attente du mot.
Tom : Faux.
Il plaque ses mains contre son visage et grogne.
Bill : Oh mon Dieu, l'horreur.
J'attrape un coussin sur le canapé et l'envoie sur lui.
Bill s'abaisse et le renvoie sur moi, qui passe à quelque millimètre de mon visage. Bill éclate de rire, et arrive en courant sur moi.
Je lui attrape les poignets et le retourne, dos à moi, collé contre mon corps.
Tom : Bill, ahh... Tes cheveux pue l'alcool !
Il baisse les yeux, ses joues et sont nez se mettent à rougir. C'est trop mignon.
Bill : Mff... Si c'est comme ça... Je vais prendre une douche...
Il se détache de moi en faisant la moue, et part vers la salle de bain avant que je ne renvoie un coussin vers lui, qui vient s'étouffer contre un mur opposé. Pas assez rapide, Bill ricane.
* Bill *
>Music<Je me déshabille dans la pièce chauffée par le radiateur. L'air chaud qu'il diffuse m'envoie des frissons de bien être.
Je passe un pied dans la douche, l'autre et allume l'eau. Je ferme doucement les yeux, laissant l'eau couler. Les paupières totalement closent, je viens frotter sur mes cils pour estomper le mascara. Je devine mes joues noires charbon. J'en souris.
Je me retourne, attrape le gel douche, en passe doucem...
Quelque chose ne va pas. Le savon me glisse des mains, le bruit contre le carrelage de la douche raisonne vivement dans ma tête. En échos.
J'ai une drôle de sensation sur les épaules... Un coup vif et aiguë m'attaque de pleins fouet. Comme un énorme éclair qui me voile les yeux, et me fait totalement perdre l'équilibre. Une brûlure me saisit aux épaules, je plonge mon regard sur celles-ci, Mon Dieu!
Elles sont rouges sang. Je ressens une vive brûlure, laisse échapper un hurlement et recule de l'eau qui coule. Je regarde la température. 50.
50?!!!
J'écarquille les yeux.
Comment je ne m'en suis pas aperçu plus tôt? La vapeur danse autour de mon corps totalement nu. J'étais entrain de baigner dans de l'eau bouillante. Ma peau réagi en plaques rouges, je plaque ma main sur la paroi de douche, pour ne pas tomber et me remettre de ... De ce truc bizarre. C'est rien, c'est la soirée d'hier. Oui, c'est la soirée d'hier. Je ne suis pas assez réveillé. Je retourne vers la douche et change la température, encore hésitant, attends quelque secondes avant que l'eau refroidisse. Je m'abaisse, je m'aperçois que mes jambes tremblent, prends le savon, me relève, glisse le gel dans la main, mes membres encore pétrifiés de la frayeur qui a transpercer mon corps au moment où j'ai aperçu mes épaules. Je laisse glisser le liquide, mais...
Ma vue se trouble. J'ai pourtant mi le savon sur le côté gauche de mon torse.
C'est la partie droite qui est mousseuse.
Qu'est-ce qui m'arrive...
Encore ces vertiges.
J'ai envie de pleurer. Je suis déséquilibré, je perds l'équilibre et tombe sur le carrelage froid et mouillé. Je me mets en position f½tus, et resserre fort les genoux contre moi. Une larme vient rouler doucement sur ma joue, se mêlant ainsi aux perles d'eau qui ruisselle sur moi, entraînant le maquillage dans mes yeux une fois de plus. Mes yeux réagissent de couleurs rougeâtre. Je tremble malgré la chaleur. Qu'est-ce que j'ai? Qu'est-ce qu'il se passe dans mon corps? Je n'arrive plus à savoir, je suis ...
-BILL?!!